
1
Sa réponse sera aussi floue que ta question.
Le mot business englobe tellement d’éléments que tout dépend de l’angle par lequel on regarde les choses*. Ça peut aller très bien sur certains points (clients, visibilité), et très mal sur d’autres (trésorerie, fatigue). Simultanément.
* On parle de KPI (Key Performance Indicator) : on choisit un indicateur unique pour mesurer un aspect spécifique d’une activité par rapport à un objectif précis. Exemples : chiffre d’affaires, nombre de clients, temps de travail, trafic sur un site, marge, etc.)
2
Ça s’en va et ça revient.
Un mois peut être hyper chargé, le suivant d’un calme sidéral. On peut recevoir une grosse somme d’un travail réalisé des mois plus tôt, au moment même où plus rien ne rentre, et inversement. Demander un « ça va ? » à un instant T donne l’impression qu’il devrait exister un état stable et permanent.
En Freelance, il se passe souvent plusieurs mois entre le moment où tu rédiges ton premier devis, le moment où tu réalises ta prestation, et le moment où le client te paye.
3
La question met une pression implicite.
Elle sous-entend qu’un business devrait toujours être en croissance, comme si l’indicateur de réussite était que l’entrepreneur croule sous le travail. Pour certains (🙋🏻♂️), leur indicateur de réussite est de parvenir à être libre de choisir ou refuser tel projet, vivre à leur propre rythme, voir travailler moins.
52 % des nouveaux entrepreneurs disent se lancer d’abord pour la liberté et l’autonomie, avant l’argent, (source Ipsos)
4
Ça réduit la personne à son activité.
Cet entrepreneur est ton ami·e, pas seulement son entreprise. La question est sympa, mais n’oublie pas tout le reste de sa vie ! Si vraiment tu veux parler de boulot, des questions comme “Qu’est-ce qui te motive en ce moment ?” ou “Sur quoi tu bosses en ce moment ?” ouvrent plus la discussion.
38% des entrepreneurs présentent une probabilité modérée ou élevée de faire un burnout d’après la méthode Maslach. Viens on parle de la météo !
5
Il y a pas mal de chance que « ça n’aille pas ».
Si tu essayes de savoir si ton pote est le nouveau Jeff Bezos, quelques chiffres de l’INSEE sur la catégorie microentrepreneurs :
- Seuls 10% se payent plus de 1750€/mois.
- Ils perçoivent en moyenne 670€/mois de leur activité.
- La moitié perçoit moins de 340€/mois.

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